Les législateurs du Parti républicain s’efforcent de restreindre les paris du Congrès sur les marchés de prévisions politiques

Table des matières Les législateurs républicains proposent des restrictions sur les paris du Congrès via les plateformes de marché de prédiction. Le président Steil prévoit d'intégrer les restrictions sur les paris dans la législation existante sur le commerce des valeurs mobilières. Des plateformes dont Polymarket et Kalshi font l’objet d’une enquête du Congrès. Les législateurs expriment leurs inquiétudes quant aux conflits d’intérêts potentiels dans les paris politiques. Les modifications proposées au H.R. 7008 élargiraient les restrictions au-delà des titres traditionnels. Les républicains du Congrès avancent des propositions visant à restreindre la participation des législateurs aux activités de paris sur le marché des prédictions, en particulier en ce qui concerne les élections et les questions politiques. Cette initiative représente une expansion des efforts en cours visant à limiter les échanges de titres au Congrès. La proposition concerne spécifiquement les plateformes facilitant les paris sur les résultats politiques tout en permettant à d’autres formes de contrats prédictifs de continuer sans restriction. Bryan Steil, qui préside le comité d'administration de la Chambre, a l'intention d'incorporer des dispositions sur les paris prédictifs dans le H.R. 7008 avant les débats prévus. Le cadre législatif existant interdit déjà aux membres du Congrès, à leurs conjoints et aux membres à charge de leur famille d'acquérir des titres cotés en bourse. En outre, la version actuelle exige la divulgation publique anticipée des cessions de stocks prévues et établit des mécanismes d'application en cas de non-conformité. Les dispositions envisagées sur les paris pronostiques ne parviendraient pas à mettre en œuvre une interdiction complète de l’utilisation de la plateforme du Congrès. Au contraire, l’amendement restreindrait spécifiquement les contrats impliquant des résultats électoraux, des décisions gouvernementales et des événements liés aux politiques. À l’inverse, les contrats de paris liés aux compétitions sportives et aux divertissements ne seraient soumis à aucune contrainte dans le cadre défini par le président. Selon Steil, les lignes directrices éthiques existantes du Congrès ne parviennent pas à traiter de manière adéquate les plateformes de paris prédictifs. Son initiative découle de la crainte généralisée que les membres du Congrès puissent parier sur des sujets relevant de leur sphère d'influence. En conséquence, l’amendement considère les contrats de paris prédictifs comme soulevant des questions éthiques identiques à celles qui sous-tendent l’interdiction du commerce des valeurs mobilières. Le débat législatif s'est intensifié suite aux révélations sur les modalités de rémunération promotionnelle impliquant les plateformes de pronostics. Les reportages des médias ont documenté les arrangements financiers liés au personnel marketing et la création de contenu ultérieure par plusieurs personnes. En outre, certains contenus promotionnels auraient omis de divulguer correctement les relations financières. La plateforme a gagné en visibilité tout au long de la période électorale de 2024, lorsque les participants ont parié sur le succès électoral de Trump. Les partisans soutiennent que les mécanismes de paris prédictifs fournissent des indicateurs en temps réel de l’opinion du public. Cependant, les opposants soulignent les complications potentielles liées à la réglementation des jeux de hasard, aux exigences de transparence et à l’exploitation des informations privilégiées. Le contrôle législatif s’est intensifié à la suite de l’annonce par le président James Comer d’enquêtes formelles ciblant à la fois Polymarket et Kalshi. Comer a fait référence à l’accumulation de preuves d’une éventuelle utilisation abusive d’informations privilégiées sur les plateformes de paris prédictifs. En outre, des membres du Congrès ont identifié de prétendus paris liés aux opérations militaires comme présentant des implications pour la sécurité nationale. Après l'approbation du comité en février, le H.R. 7008 attend désormais un examen approfondi par la Chambre. Steil s'attend à ce que les dirigeants de la Chambre programment la mesure lors des sessions législatives d'été. Si les dispositions sur les paris prédictifs étaient incorporées, la législation s’étendrait au-delà des limitations conventionnelles en matière de négociation de valeurs mobilières. Le Sénat a déjà adopté des mesures interdisant aux sénateurs d’interagir avec les plateformes de prédiction. Par ailleurs, le personnel du pouvoir exécutif aurait reçu en mars des directives interdisant de participer à de tels marchés de paris. Ainsi, l’initiative de la Chambre s’harmoniserait avec un mouvement fédéral plus large vers des normes éthiques renforcées. La mesure sur le commerce des valeurs mobilières interdirait aux membres du Congrès et à leur famille immédiate d’acheter des actions publiques. De plus, il imposerait des exigences de notification publique préalable d’une semaine avant toute transaction de vente. En tant que tel, l’intégration de contraintes sur les paris prédictifs étendrait l’architecture éthique de la législation aux nouveaux lieux de paris politiques.