Une alliance internationale forgée par Séoul pour être un pionnier des technologies de stabilisation de la monnaie numérique

Table des matières Les délégués de la Corée du Sud et de la France se réunissent à Séoul pour un séminaire de deux jours visant à aborder les changements économiques mondiaux. Les discussions sont centrées sur les actifs numériques et leur influence sur les systèmes financiers. Les discussions interviennent après la visite du président français Emmanuel Macron en Corée du Sud, où les deux pays ont convenu de renforcer leur coopération économique. La Banque de Corée (BOK) et la Banque de France (BdF) collaborent à ce séminaire, explorant les implications des pièces stables et des monnaies numériques des banques centrales (CBDC). Les discussions porteront sur le rôle que jouent ces actifs numériques dans la refonte du système monétaire international. Les banques centrales visent à comprendre comment les actifs symboliques affecteront le paysage financier au sens large. Le séminaire aborde également l'évolution des fonctions des banques centrales et commerciales. Les actifs étant de plus en plus symbolisés, la structure des institutions financières subit des changements importants. L’accent est également mis sur la manière dont le changement climatique influence l’inflation et ses risques potentiels pour la stabilité financière. L'événement marque la deuxième année d'un partenariat entre BOK et BdF, qui a débuté en 2024 pour mieux comprendre les évolutions de l'économie mondiale. La vice-gouverneure française Agnès Bénassy-Quéré dirige la délégation française, tandis que le vice-gouverneur de la BOK Lee Jae-won représente la Corée du Sud. Alors que la réglementation nationale en matière de crypto-monnaie en Corée du Sud est au point mort, l’intérêt étranger pour les services d’actifs numériques du pays augmente. Les défis juridiques entourant la réglementation des pièces stables et des échanges cryptographiques ont retardé l’adoption de la loi fondamentale sur les actifs numériques. L’Assemblée nationale sud-coréenne a repoussé les discussions sur le projet de loi jusqu’après les élections locales de juin. Ce retard a conduit les institutions financières sud-coréennes à rechercher des solutions à l’extérieur. Ils s'associent à des entreprises étrangères pour fournir des systèmes de paiement stables aux visiteurs internationaux. Avec l’utilisation de pièces stables basées sur le dollar américain comme l’USDC pour ces transactions, les entreprises sud-coréennes contournent les réglementations locales en matière de cryptographie et opèrent plutôt en vertu de la loi sur les transactions de change. De grandes entreprises telles que Hana Financial Group ont formé des partenariats avec Circle et Crypto.com pour lancer des systèmes de paiement cryptés. Ces systèmes permettent aux touristes étrangers de payer en utilisant l'USDC, avec l'avantage supplémentaire d'inciter au cashback. D'autres sociétés, dont Danal et BC Card, déploient également des services similaires ciblant les clients internationaux. Le retard de la Corée du Sud dans l’établissement d’une réglementation claire en matière de cryptographie pousse le secteur privé à trouver des solutions alternatives. Les entreprises introduisent des services destinés aux ressortissants étrangers qui leur permettent d’utiliser des crypto-monnaies pour des transactions. En proposant des transactions transparentes aux visiteurs, ces sociétés suivent les tendances mondiales en matière de cryptographie, malgré le blocage juridique. Par exemple, le partenariat de Danal avec Circle et Binance Pay permet aux visiteurs étrangers de payer en crypto-monnaie sans avoir besoin de change. Ce modèle garantit que les commerçants reçoivent du won coréen tandis que les clients paient en pièces stables. Ces services soulignent l’attrait croissant du marché sud-coréen de la cryptographie pour les investisseurs étrangers, malgré les incertitudes réglementaires locales. Le PDG de Circle, Jeremy Allaire, devrait rencontrer les principales banques et bourses sud-coréennes pour discuter de l'expansion des services de stablecoin. Ses réunions avec KB Kookmin, Shinhan et Hana, ainsi qu’avec les principaux échanges cryptographiques du pays, visent à explorer l’avenir des pièces stables basées sur le won.