Les législateurs s'apprêtent à évaluer la législation visant à apporter de la certitude à la réglementation des actifs numériques lors de la prochaine session

Le 14 mai, le comité sénatorial américain des banques devrait approuver le Clarity Act, un projet de loi bipartisan qui établirait le premier cadre réglementaire complet pour les actifs numériques dans le pays.
Le Clarity Act, officiellement connu sous le nom de Digital Asset Market Clarity Act, définirait les limites juridictionnelles entre la SEC et la CFTC. En anglais : cela répondrait enfin à la question de savoir si un jeton donné est un titre ou une marchandise, et quelle agence doit le contrôler.
Ce que fait réellement le projet de loi
À la base, le Clarity Act est une tentative de remplacer ce que les critiques ont appelé « la réglementation par l’application » par un véritable règlement. Au lieu que la SEC poursuive les projets après coup et laisse les tribunaux trier les définitions, le projet de loi établirait ces définitions dès le départ.
La réglementation du Stablecoin est également sur la table. Les banques ont fait pression pour interdire les récompenses en stablecoins, arguant que les stablecoins porteurs de rendement sapent les bases de dépôt traditionnelles. Comme on pouvait s’y attendre, les sociétés de cryptographie voient les choses différemment, considérant les rendements stables comme une forme d’innovation financière qui ne devrait pas être étranglée dans le berceau.
Le projet de loi a suscité un soutien bipartisan, les sénateurs Cynthia Lummis et Thom Tillis parmi ses partisans les plus virulents. Tous deux plaident en faveur du projet de loi depuis fin avril 2026, s’efforçant de constituer la coalition nécessaire pour le faire passer en commission.
La route vers le balisage
Arriver ici a pris plus de temps que prévu. Le PDG de Ripple, Brad Garlinghouse, avait initialement prévu que la majoration aurait lieu en avril 2026. Un lobbying intensif des deux côtés du débat, y compris de Garlinghouse lui-même, a repoussé le calendrier jusqu'en mai.
L’opinion publique semble être favorable à l’action. Les sondages indiquent que 52 % du grand public soutient spécifiquement le Clarity Act, tandis que 70 % estiment qu’une réglementation immédiate en matière de cryptographie est nécessaire. Peut-être plus pertinent politiquement : 72 % des détenteurs de crypto déclarent qu’ils voteraient pour des candidats pro-crypto, quelle que soit leur affiliation à un parti.
Une surveillance accrue de l’éthique des responsables impliqués dans les cryptomonnaies, en particulier en ce qui concerne les entreprises liées à l’ancien président Trump, a introduit un caractère générique dans le processus de balisage.
Ce que cela signifie pour les investisseurs
Les analystes prédisent que si la loi devient loi, elle pourrait débloquer entre 3 et 5 milliards de dollars de nouveaux investissements dans le secteur des cryptomonnaies au cours de l’année suivant sa promulgation. Cette estimation reflète la demande institutionnelle refoulée qui est restée à l’écart, attendant le feu vert réglementaire avant d’engager des capitaux.
Le débat sur le stablecoin mérite une attention particulière de la part des investisseurs. Si les banques parviennent à limiter les rendements des pièces stables, cela pourrait limiter l’un des segments du marché des actifs numériques à la croissance la plus rapide. Si les sociétés de cryptographie gagnent ce combat, les pièces stables pourraient devenir encore plus compétitives par rapport aux produits d’épargne traditionnels.
Des pays comme les Émirats arabes unis, Singapour et le Royaume-Uni ont déjà mis en place des cadres réglementaires plus clairs, attirant des entreprises et des capitaux qui autrement seraient restés aux États-Unis. Le Clarity Act est en partie une reconnaissance du fait que l’ambiguïté réglementaire n’est pas seulement mauvaise pour la cryptographie. C’est mauvais pour la compétitivité américaine.
Les investisseurs devraient surveiller de près la hausse du 14 mai, mais avec des attentes calibrées. Le comité de réussite n’est que la première étape. Le projet de loi nécessiterait encore un vote complet du Sénat, un rapprochement avec toute version de la Chambre et une signature présidentielle.