Mestia constate une augmentation des compteurs d'électricité dans le cadre de la tentative de la Géorgie de freiner la production non autorisée de monnaie numérique

Lorsqu’une petite ville de montagne consomme plus d’électricité que 13 communes similaires réunies, quelqu’un s’en rendra compte. Le gouvernement géorgien l’a finalement fait.
Le vice-Premier ministre Mamuka Mdinaradze a annoncé le 1er juin une vaste initiative visant à lutter contre l'extraction illégale de cryptomonnaies dans la région de Svaneti, avec un accent particulier sur la municipalité de Mestia. La pièce maîtresse du plan : une installation massive de compteurs d’électricité dans chaque village de la région, soutenue par les forces de l’ordre pour garantir leur conformité.
Les chiffres racontent une histoire sombre
La consommation électrique de Mestia en 2025 a atteint 133 millions de kWh. Ce chiffre représente plus de 13 fois la consommation de municipalités comparables en Géorgie.
Le gouvernement géorgien estime que les opérations minières illégales ont prélevé entre 20 et 25 millions de GEL par an sur le système énergétique national.
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Les consommateurs réguliers de la région paient environ 1,5 GEL de plus par abonné en raison de la consommation d'électricité cachée provenant de plates-formes minières non autorisées.
Le réseau électrique de la région s’est effondré sous la pression, avec des pannes fréquentes perturbant la vie quotidienne des résidents qui n’ont rien à voir avec la cryptographie.
Pourquoi Mestia est devenue un hotspot minier
La région de Svaneti, nichée dans le nord-ouest montagneux de la Géorgie, offre depuis longtemps des conditions dont rêvent les mineurs de crypto. Une énergie hydroélectrique bon marché, l’air froid des montagnes pour un refroidissement naturel et une surveillance historiquement minimale ont créé une tempête parfaite pour que les opérations minières prospèrent dans l’ombre.
L’exploitation minière illégale dans la région persiste depuis le début des années 2020. Les mesures coercitives précédentes, notamment les débranchements de porte à porte et les saisies d’équipements effectuées en 2021 et 2022, n’ont apporté qu’un soulagement temporaire, n’ayant pas réussi à éliminer la pression excessive sur les lignes de transport.
Comment fonctionnera la répression
Le plan du gouvernement comporte quelques éléments mobiles qui méritent d’être compris. Dans un premier temps, des compteurs électriques seront installés dans tous les villages de la commune. Cela crée une base de consommation mesurable qui rend presque impossible le siphonnage d’énergie sans être détecté.
Deuxièmement, les forces de l’ordre soutiendront activement l’initiative. Il ne s’agit pas seulement d’un projet de société de services publics. Il s’agit d’une opération gouvernementale coordonnée et musclée.
Troisièmement, la Géorgie envisage de maintenir l’électricité gratuite ou subventionnée dans les limites établies. Les nouveaux tarifs ne s’appliqueront qu’en cas d’utilisation excessive. Si vous faites partie d’un foyer normal et que vous utilisez une quantité d’énergie normale, rien ne change pour vous. Si vous exploitez un entrepôt rempli de mineurs ASIC sur le réseau public, préparez-vous à une facture d’électricité très différente.