CoinEx, la bourse enregistrée aux Seychelles, fait l'objet d'un examen minutieux après que TRM Labs a révélé que plus de 3,84 milliards de dollars de transferts d'actifs numériques étaient liés à des entités iraniennes soumises à des sanctions internationales.
Résultats de l'enquête
Fondée en 2017 par Haipo Yang, ancien ingénieur de Tencent, CoinEx opère sous licence seychelloise mais aurait entretenu des liens étroits avec l'Iran pendant plusieurs années. Les analyses médico-légales de la blockchain ont retracé le flux de fonds vers des groupes associés au Corps des Gardiens de la révolution islamique et à la Banque centrale iranienne, confirmant le chiffre de 3,84 milliards de dollars rapporté par TRM Labs.
Le changement dans le paysage cryptographique iranien a commencé en 2022 lorsque Binance a retiré ses services suite à la pression réglementaire américaine, incitant les commerçants locaux à migrer vers CoinEx. En 2024, CoinEx avait effectivement remplacé Binance en tant que principale passerelle pour les utilisateurs iraniens recherchant des transactions cryptographiques transfrontalières.
Liens opérationnels avec l'Iran
D'anciens initiés affirment que CoinEx a déployé des agents de développement commercial en Iran pour attirer les commerçants nationaux, malgré le déni public de la plateforme de toute présence sur le terrain. Ces représentants auraient facilité les processus d'intégration et guidé les utilisateurs à travers l'interface de la bourse, renforçant ainsi la position de la bourse sur le marché sanctionné.
Impact sur le marché
En 2025, plus de 763 millions de dollars ont été transférés entre CoinEx et Nobitex, la plus grande plateforme d'échange de cryptomonnaies d'Iran, soulignant le rôle de la plateforme dans l'écosystème régional des actifs numériques. Les investisseurs du monde entier surveillent les conséquences, car les régulateurs pourraient imposer des sanctions supplémentaires qui pourraient affecter l'accès de CoinEx au marché plus large de la cryptographie.
