Le Bitcoin est revenu vers le niveau de 65 000 $ le 16 juin après que de nouvelles tensions entre Israël et le Liban ont freiné l'optimisme entourant un éventuel accord entre les États-Unis et l'Iran et que les investisseurs ont réduit les risques avant la décision politique de la Réserve fédérale.
Catalyseurs géopolitiques
L’armée iranienne a affirmé qu’Israël avait violé le cessez-le-feu au sud du Liban des dizaines de fois depuis l’annonce de l’accord américano-iranien, mettant en garde contre une réponse sévère si les attaques se poursuivaient. Cette accusation a effacé le sentiment haussier généré plus tôt par les informations faisant état d’un prochain protocole d’accord qui pourrait rouvrir les routes des pétroliers à travers le détroit d’Ormuz. Cette perspective diplomatique a contribué à faire baisser les prix du pétrole brut de plus de 6 % à environ 75,5 dollars le baril, le chiffre le plus bas enregistré depuis début mars.
Pression de politique monétaire
Les investisseurs ont également suivi de près la réunion politique de deux jours de la Réserve fédérale, au cours de laquelle la plupart des acteurs du marché s'attendent à ce que les taux restent inchangés. L’incertitude concernant les perspectives du président de la Fed, Kevin Warsh, et un récent rapport sur l’IPC montrant une accélération de l’inflation à 4,2 % d’une année sur l’autre ont limité l’appétit pour le risque sur le marché de la cryptographie. Par conséquent, le prix du Bitcoin est passé d'un sommet intrajournalier proche de 66 900 $ à un minimum autour de 65 400 $ avant de se stabiliser près de 65 700 $.
Résistance technique
Sur le graphique journalier, Bitcoin tente de récupérer le seuil de 66 000 $, un point d'inflexion technique clé qui a fait office de résistance lors des dernières séances. Les traders surveillent de près le niveau, car le franchir pourrait relancer la dynamique haussière du principal actif cryptographique. Jusqu'à ce que le prix franchisse cette barrière, les investisseurs restent prudents, équilibrant les gros titres géopolitiques et les attentes en matière de politique monétaire.
