Bitcoin Xchange a été placé sur la liste des sanctions de l'Office of Foreign Assets Control (OFAC) du Trésor américain pour avoir prétendument transféré des fonds au nom de l'État islamique en Irak et en Syrie (ISIS) sur plusieurs continents.
Aperçu des sanctions de l'OFAC
Le 22 juin, l'OFAC a annoncé la désignation de trois individus et six entités soupçonnés d'avoir facilité des transactions financières pour l'Etat islamique. L’action vise un réseau qui aurait exploité des entreprises de services monétaires et des canaux liés à la cryptographie pour acheminer de l’argent à travers l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique de l’Ouest. Les sanctions concernent également deux adresses blockchain TRON liées à un ressortissant français accusé d'avoir fourni des conseils en matière d'explosifs aux partisans de l'Etat islamique.
Nœuds clés du réseau de financement
Abdelhakim Boukich, un ancien citoyen néerlandais résidant désormais en Syrie, a été identifié comme le fondateur et exploitant de Bitcoin Xchange, une entreprise de services monétaires basée en Syrie. Selon le communiqué du Trésor, Boukich et sa plateforme ont transféré des crypto-monnaies au nom des affiliés de l'Etat islamique depuis des pays tels que la Norvège, la Belgique, les Pays-Bas, l'Afrique du Sud et les États-Unis. Boukich est également répertorié sous les pseudonymes « AbuSulaymanAlholandi » et « MuhammadBabili ».
Deux sociétés turques – Spider Gayrimenkul Ve Genel Ticaret Limited Sirketi et Alkaram Danismanlik Gayrimenkul Ic Ve Dis Genel Ticaret Limited Sirketi – ont également été sanctionnées, toutes deux contrôlées par Mohamad Alhmidan, une cible précédemment désignée par l'OFAC. Ces entités auraient fourni le soutien logistique nécessaire pour convertir les actifs cryptographiques en monnaie fiduciaire, permettant ainsi le flux de fonds illicites.
En plus des sociétés turques, trois bureaux de change nigérians ont été répertoriés, illustrant encore davantage l'étendue géographique du projet. Les adresses TRON du ressortissant français ont été signalées pour faciliter les transactions avec les affiliés de l'Etat islamique, soulignant comment les plateformes blockchain peuvent être exploitées à des fins de financement extrémiste.
Répercussions sur le marché de la cryptographie
Les investisseurs et les responsables de la conformité surveillent de près les sanctions, car
