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Accusation de délit d'initié de Pelosi : Luna expose une augmentation de 17 000 % de son portefeuille et exige une réforme

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cryptonewstrend.com
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Accusation de délit d'initié de Pelosi : Luna expose une augmentation de 17 000 % de son portefeuille et exige une réforme

La représentante américaine Anna Paulina Luna (R-FL) a porté une grave accusation contre l'ancienne présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi (D-CA), alléguant une pratique de délit d'initié. Luna affirme que le portefeuille d’investissement personnel de Pelosi a augmenté de 17 000 % depuis son entrée au Congrès. Cette accusation, rapportée par BeInCrypto, relance un débat de longue date sur l'éthique des transactions boursières au Congrès. Le cœur de l’allégation se concentre sur les transactions effectuées par le mari de Pelosi, Paul Pelosi, en particulier sur les options d’achat d’actions technologiques.

Accusation de délit d'initié au Congrès : les principales allégations

L’accusation de la représentante Luna se concentre sur une chronologie spécifique. Elle allègue que Paul Pelosi a exécuté des transactions sur des options sur actions technologiques juste avant que le Congrès n'adopte la législation pertinente. Selon Luna, ces échanges suggèrent l’utilisation d’informations non publiques. Luna contraste cela avec le cadre réglementaire actuel, le STOCK Act. Cette loi oblige les membres du Congrès à divulguer les transactions boursières. Cependant, la sanction en cas de violation n’est qu’une amende de 200 $.

Luna trouve cette pénalité terriblement insuffisante. Elle l’a comparé à un cas distinct impliquant un soldat des forces spéciales. Ce soldat risque jusqu’à 50 ans de prison pour avoir profité des marchés de prédiction liés aux opérations militaires. Selon Luna, cette différence marquée dans les sanctions met en évidence un double standard. Cette accusation est rapidement devenue un point d’éclair politique majeur.

La hausse de 17 000 % du portefeuille : un examen plus approfondi

L’affirmation d’une augmentation de 17 000 % du portefeuille est un pilier central de l’argumentation de Luna. Un tel rendement surperformerait largement l’indice S&P 500 sur la même période. Même si Nancy Pelosi ne gère pas elle-même les transactions, ses déclarations financières répertorient les activités de son mari. Ces divulgations montrent une forte concentration sur les grandes valeurs technologiques comme Apple, Microsoft et Nvidia. Le calendrier de certaines de ces transactions a déjà attiré l’attention des analystes financiers et des organismes de surveillance de l’éthique.

Par exemple, en 2022, Paul Pelosi a acheté pour des millions de dollars d’options d’achat Nvidia. Cela s’est produit peu de temps avant l’adoption de la loi CHIPS and Science, qui prévoyait des milliards de subventions pour la fabrication de semi-conducteurs. Le moment choisi pour ce commerce a été largement noté. L’accusation actuelle de Luna s’appuie sur ce cas et sur d’autres cas similaires. Elle le présente comme un problème systémique nécessitant une réforme immédiate.

Le STOCK Act : un faible moyen de dissuasion contre les délits d’initiés ?

La loi Stop Trading on Congressional Knowledge (STOCK) de 2012 a été conçue pour freiner les délits d’initiés commis par les membres du Congrès. Il indique explicitement que les membres ne sont pas exemptés des lois sur les délits d'initiés. Il impose également la divulgation publique des transactions boursières dans un délai de 45 jours. Toutefois, les critiques affirment que la loi s’est révélée inefficace. L’amende de 200 $ pour divulgation tardive est souvent considérée comme un coût négligeable pour faire des affaires.

Cette pénalité est bien inférieure aux bénéfices potentiels d’une transaction au bon moment. Un rapport du Campaign Legal Center a révélé que des dizaines de membres du Congrès ont violé les exigences de divulgation de la loi STOCK. Pourtant, très peu d’entre eux ont subi des conséquences significatives. L’accusation de Luna utilise ce fait pour affirmer que le système est truqué. Elle affirme que les riches et les puissants, comme Pelosi, ne courent aucun risque réel.

Exigences de divulgation : les membres doivent déclarer les transactions dans les 45 jours.

Pénalité en cas de violation : Une amende maximale de 200 $.

Application : Le comité d’éthique de la Chambre traite les plaintes, mais les actions sont rares.

Lacunes : Les fiducies aveugles et les fonds communs de placement peuvent être utilisés pour éviter tout examen minutieux.

L'histoire des plaintes très médiatisées de Luna

Ce n’est pas la première plainte judiciaire très médiatisée de Luna. En juillet dernier, elle a déposé une plainte pénale contre le président de la Réserve fédérale, Jerome Powell. Cette plainte accusait Powell de ne pas avoir régulé correctement le système bancaire. Il remet également en question le rôle de la Fed dans l’effondrement de plusieurs banques régionales. Cette histoire suggère une tendance de Luna à utiliser des plaintes formelles pour défier des personnalités puissantes à Washington. Sa dernière décision contre Pelosi suit cette même stratégie.

La plainte contre Powell n’a donné lieu à aucune accusation formelle. Cependant, cela a suscité une importante couverture médiatique. L’accusation de Luna contre Pelosi semble conçue pour produire un effet similaire. Cela remet la question des opérations boursières au Congrès sous les projecteurs nationaux. Cela positionne également Luna comme une voix de premier plan en faveur de la réforme éthique au sein du parti républicain.

Implications politiques et commerciales de l'accusation

L’accusation a un poids politique important. Nancy Pelosi reste une figure puissante du parti démocrate. Toute suggestion de corruption ou de manquement éthique peut être utilisée comme une arme politique. Pour les Républicains, cela renforce le récit d’une élite corrompue à Washington. Pour les démocrates, cela fait pression sur les dirigeants des partis pour qu’ils abordent le problème. Certains membres démocrates, comme la représentante Alexandria Ocasio-Cortez, ont déjà appelé à l'interdiction des transactions boursières individuelles par les membres du Congrès.

Les implications sur le marché sont plus nuancées. Si l'accusation conduit à une nouvelle p