Le parti au pouvoir au Venezuela approuve la loi minière pour attirer les investissements étrangers dans le cadre de réformes soutenues par les États-Unis

L'Assemblée nationale, contrôlée par le parti au pouvoir au Venezuela, a approuvé une loi minière le lundi 9 mars 2026, lors d'un premier vote. La loi devrait ouvrir le secteur minier du pays aux investissements privés et étrangers. Il s’agit de la dernière étape d’un ensemble croissant de changements économiques soutenus par les États-Unis. Cela survient alors même que le Venezuela continue d’opérer sous les sanctions internationales existantes. Le président par intérim Delcy Rodriguez a piloté ces réformes depuis janvier 2026. Les États-Unis, sous la présidence de Donald Trump, ont activement soutenu les efforts de restructuration économique de Rodriguez. Trump a publiquement félicité Rodriguez à plusieurs reprises pour sa coopération avec les intérêts américains. La loi minière fait partie d’un programme plus large de réformes économiques au Venezuela soutenu par les États-Unis. Elle fait suite à une récente réforme pétrolière qui a réduit les impôts et élargi l’autonomie des producteurs privés. Rodriguez a décrit la réforme pétrolière comme un modèle direct pour les nouveaux changements dans le secteur minier. Les deux réformes reflètent un effort coordonné visant à attirer les capitaux internationaux dans l’économie vénézuélienne. Le secrétaire américain à l'Intérieur, Doug Burgum, s'est rendu au Venezuela la semaine dernière et a exprimé son ferme soutien à la loi. Il a déclaré que la réforme créerait de réelles opportunités pour les entreprises opérant dans la région. Rodriguez a également promis à Burgum que la sécurité des investisseurs serait maintenue dans toutes les opérations minières. Trump a fait l’éloge de Rodriguez à plusieurs reprises, renforçant ainsi le soutien de Washington à ces mesures économiques. Le lendemain de la visite de Burgum, les États-Unis ont délivré une licence autorisant certaines transactions sur l’or vénézuélien. La licence autorisait les transactions avec la société minière publique Minerven et ses filiales sous certaines conditions. Tous les contrats en vertu de cette autorisation doivent être régis par la loi américaine. Cette séquence d’événements reflète une approche étroitement coordonnée entre Caracas et Washington. Malgré les sanctions en cours, les États-Unis ont ouvert de manière sélective la voie aux transactions liées aux ressources vénézuéliennes. La licence de transaction sur l’or montre que Washington est prêt à faciliter les investissements selon des conditions spécifiques. Cette approche permet aux États-Unis de maintenir la pression tout en soutenant un engagement économique sélectif. Cela signale également un changement dans la manière dont les deux gouvernements gèrent leurs relations. Le parti socialiste au pouvoir a utilisé sa majorité législative pour faire passer le premier vote lundi. Le projet de loi abroge une réglementation minière de 1999 et prolonge les concessions de 20 à 30 ans. Les entreprises étrangères et nationales seront désormais autorisées à exploiter l’or, les diamants et les terres rares. Les gisements minéraux restent la propriété de l'État dans le nouveau cadre juridique. Les différends entre les investisseurs et l’État seront résolus par le biais d’un arbitrage international. De nouveaux calculs fiscaux pour les projets miniers sont également introduits dans le projet. Ces dispositions visent à rendre le Venezuela plus attractif pour les sociétés minières internationales. Le Venezuela doit actuellement des milliards à des entreprises telles que Crystallex, Gold Reserve et Rusoro Mining, suite à des nationalisations passées. Au moins un parti d'opposition s'est abstenu, affirmant que les législateurs avaient reçu le projet juste avant la session. Ils ont fait valoir qu’il n’y avait pas suffisamment de temps pour examiner correctement le projet de loi. Le président de l'Assemblée, Jorge Rodriguez, a rejeté la plainte, affirmant que tous les membres avaient reçu le projet simultanément. La loi nécessite encore deux débats avant de pouvoir être officiellement adoptée, même si son approbation reste largement attendue. L'exploration des terres rares n'a encore confirmé aucune réserve sur le territoire vénézuélien. Ces 17 métaux sont essentiels pour les industries manufacturières des énergies propres et des technologies à l’échelle mondiale. Si les réserves sont confirmées, le Venezuela pourrait attirer d’importants investissements miniers étrangers. Pour l’instant, la loi pose les bases juridiques avant toute découverte future en matière d’exploration.
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