L'Agence du revenu du Canada rembourse 148 millions de dollars à 30 entreprises américaines après avoir supprimé la taxe sur les services numériques

Le Canada restitue 148 millions de dollars à 30 entreprises basées aux États-Unis après avoir abrogé la taxe sur les services numériques (DST), qui en a brièvement fait l'un des pays les plus agressifs en matière de taxation des grandes technologies. L'Agence du revenu du Canada a traité les remboursements, plus 4 millions de dollars d'intérêts, avant la fin avril 2026.
La DST, un prélèvement de 3 % sur les revenus des services numériques des grandes entreprises technologiques, a collecté 647 millions de dollars au total avant d'être suspendue le 30 juin 2025. Sur les 647 millions de dollars collectés, 358 millions de dollars ont été utilisés pour couvrir d'autres dettes fiscales que les entreprises devaient déjà. Cela laissait 289 millions de dollars réservés aux remboursements.
La DST ciblait les entreprises dont les revenus mondiaux s'élevaient à au moins 750 millions d'euros et dont les revenus numériques canadiens dépassaient 20 millions de dollars. Les entreprises américaines ont spécifiquement contribué à hauteur de 148,2 millions de dollars, soit environ 23 % du transport total.
L'abrogation a reçu la sanction royale le 26 mars 2026, après que la taxe soit devenue un point chaud dans les négociations commerciales entre les États-Unis et le Canada. Washington avait depuis longtemps averti que les taxes unilatérales sur les services numériques équivalaient à un traitement discriminatoire à l’égard des entreprises américaines.
Qui a récupéré l'argent
L’ARC n’a pas publiquement nommé les 30 entreprises bénéficiaires, mais les seuils de revenus de la DST réduisent considérablement la liste. Toute entreprise ayant un chiffre d'affaires mondial de 750 millions d'euros et un revenu de 20 millions de dollars en services numériques au Canada aurait été concernée.
Du côté de la cryptographie, Coinbase a signalé la DST comme un obstacle de 2 millions de dollars dans ses résultats du premier trimestre 2026, notant que le coût a désormais été inversé. Aucun remboursement spécifique à la cryptographie n'a été officiellement confirmé, bien que tout échange ou plateforme atteignant les seuils de revenus aurait été soumis au prélèvement.