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Les opérateurs crypto-natifs mènent la montée en puissance du iGaming offshore au Canada à l'approche de la Coupe du monde

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CryptoNewsTrend
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Les opérateurs crypto-natifs mènent la montée en puissance du iGaming offshore au Canada à l'approche de la Coupe du monde

Les opérateurs crypto-natifs Stake et Roobet dominent le marché du jeu en ligne au Canada cinq semaines avant que le pays co-organise la Coupe du Monde de la FIFA, les plateformes offshore continuant de dominer toutes les provinces à l'exception de l'Ontario. Selon le rapport 2025 sur le paysage iGaming aux États-Unis et au Canada de la société d’analyse de marché Blask, les cinq principaux opérateurs canadiens captent plus de 60 % des revenus de base concurrentiels du pays.

Points clés à retenir :

Stake et Roobet sont à la tête du marché canadien des jeux en ligne offshore, où les principaux opérateurs capturent 60 % du CEB

La part des activités extracôtières de la Saskatchewan atteint 93 %, celle de l'Alberta et du Manitoba à 88 %, selon le rapport Blask 2025.

L'Alberta ouvre son marché réglementé le 13 juillet, cinq semaines après le coup d'envoi de la Coupe du Monde de la FIFA, le 11 juin

Le patchwork provincial laisse les opérateurs extracôtiers dominants à l’extérieur de l’Ontario

Les principaux opérateurs sont des marques offshore sans licence dirigées par Stake et Roobet. Cette tendance se maintient même si le Canada a atteint une activité de jeu en ligne estimée à 9,5 milliards de dollars en 2025.

La répartition provinciale montre que la domination de ces opérateurs varie considérablement selon les juridictions au Canada : la Saskatchewan opère avec une part de marché offshore de 93 %, tandis que l'Alberta et le Manitoba se situent tous deux à 88 %. Ces provinces utilisent des modèles de monopole dans lesquels les plateformes gérées par le gouvernement rivalisent avec des marques internationales sans licence sans la profondeur de produit ou la flexibilité d'interface des marchés concurrentiels.

David Henwood, directeur de H2 Gambling Capital, a décrit le mécanisme structurel dans une étude de 2024 : "De nombreuses conjectures circulent selon lesquelles l'une des principales raisons pour lesquelles les clients utilisent les sites de paris offshore est qu'ils offrent une gamme de produits plus large que celle disponible sur le marché local. Les résultats de l'étude renforcent ce point de vue. Limiter le choix des types de paris onshore - y compris les paris en direct - est fondamentalement contre-productif".

L’Ontario constitue un contre-exemple. Depuis le lancement de son marché concurrentiel ouvert en avril 2022, la province a atteint un taux de canalisation réglementé de 85 %, bien que des controverses demeurent quant à sa mise en œuvre concernant les règles en matière de publicité. La transition de l’Alberta vers un marché concurrentiel de type ontarien commence le 13 juillet. La date de lancement tombe cinq semaines après le début de la Coupe du Monde de la FIFA, le 11 juin à Mexico, le Canada jouant son premier match le 12 juin contre la Bosnie-Herzégovine au BMO Field de Toronto. Au coup d’envoi du tournoi, le marché concurrentiel réglementé de l’Alberta ne sera pas encore opérationnel, laissant intacte la fuite de 88 % de la province vers l’étranger pendant la phase de groupes et jusqu’aux quarts de finale.

En dehors de l’Ontario et du lancement éventuel en Alberta, toutes les autres provinces canadiennes fonctionnent selon un modèle de monopole de société de loterie sans aucune voie à court terme vers une licence concurrentielle. PlayNow gère la Colombie-Britannique et le Manitoba, Mise-o-jeu opère au Québec et PlayNow Saskatchewan opère sous l'autorité de SIGA grâce à un partenariat avec BCLC. Aucune de ces plates-formes monopolistiques n’a signalé une transition imminente vers des licences compétitives, laissant les opérateurs offshore positionnés comme le canal d’accès dominant via la fenêtre de la Coupe du monde.

Le vide fédéral reste intact : le Canada n’a pas de régulateur national des jeux de hasard, pas de cadre national de licence, et le projet de loi S-211, la Loi sur le cadre national pour la publicité sur les paris sportifs, a été adopté par le Sénat mais pas par la Chambre des communes, sans qu’aucune solution globale ne soit attendue au moment où la Coupe du monde – co-organisée par le Grand Nord Blanc – débutera cet été.

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