La Banque de France obtient 13 milliards d’euros après avoir retiré les dernières réserves d’or des États-Unis

Table des matières La Banque de France a réalisé une importante refonte de ses réserves d'or, générant près de 13 milliards d'euros de plus-values. La banque centrale a vendu l'or restant détenu aux États-Unis et l'a remplacé par des lingots de qualité supérieure, désormais stockés à Paris. Cette décision concluait un effort de longue haleine visant à moderniser les réserves d’or de la France. La transaction portait sur 129 tonnes d’or, soit environ 5 % des réserves totales de la France, réalisée entre juillet 2025 et janvier 2026. La Banque de France a annoncé une plus-value de 12,8 milliards d’euros résultant de la revalorisation de ses réserves d’or. Cela fait suite à 26 transactions distinctes exécutées à des prix de l’or record. La banque centrale française a retiré 13 milliards d’or des réserves américaines La banque centrale française a vendu le dernier or qu’elle détenait à la Réserve fédérale américaine et l’a remplacé par des lingots de meilleure qualité à Paris, profitant de la hausse des prix pour gagner près de 13 €… — Peter Spina ⚒ GoldSeek | SilverSeek (@goldseek) 5 avril 2026 La banque a vendu des lingots plus anciens et non standard détenus à la Réserve fédérale américaine et a acheté des lingots conformes sur le marché européen. Les réserves totales d’or de la France s’élèvent désormais à environ 2 437 tonnes, toutes stockées à Paris. Cela fait de la France le quatrième détenteur d’or au monde. Cette décision marque la fin de toute présence française en or à New York. La BdF avait progressivement éliminé l’or non standard depuis 2005. Elle a retiré la plupart de ses réserves de la Réserve fédérale américaine et de la Banque d’Angleterre entre 1963 et 1966. L’or restant détenu par les États-Unis était la dernière pièce de cet ancien arrangement. Plutôt que d’affiner et de transporter le stock existant, la banque a jugé plus pratique de vendre et de racheter. Le gouverneur de la BdF, François Villeroy de Galhau, a clairement indiqué que cette décision n'était pas politique. Il a souligné qu'il était pratique d'acheter de l'or de qualité supérieure déjà négocié sur le marché européen, ajoutant que le raffinage et le transport de l'ancien stock auraient été beaucoup plus complexes. Ces gains exceptionnels ont contribué à porter le bénéfice net de la BdF à 8,1 milliards d’euros pour 2025. Cela fait suite à une perte nette de 7,7 milliards d’euros l’année précédente. Le timing des transactions, à une époque de pic des prix de l’or, a joué en faveur de la banque. Pendant ce temps, l’Allemagne fait face à une pression publique croissante concernant son propre or détenu aux États-Unis. La Bundesbank détient actuellement environ 1.236 tonnes à la Réserve fédérale, soit environ 37 pour cent de son total. Certains économistes allemands appellent à un retrait, invoquant les inquiétudes suscitées par l’incertitude politique sous le président Donald Trump. Michael Jäger, président de l'Association des contribuables allemands, n'a pas hésité à donner son avis. "Trump est imprévisible et il fait tout pour générer des revenus", a-t-il déclaré. Il a ajouté que l’or allemand « n’est plus en sécurité dans les coffres de la Fed ». La Bundesbank n'a pas encore annoncé son intention de déplacer ses réserves. Cependant, le débat public prend de l’ampleur en Allemagne. L’achèvement du rapatriement de la France pourrait accroître la pression sur les autorités allemandes pour qu’elles agissent. Découvrez les actions les plus performantes dans les domaines de l'IA, de la cryptographie et de la technologie grâce à une analyse d'experts.