La Banque de France appelle à des limites MiCA plus strictes sur les paiements en stablecoin

Les responsables français font pression pour une surveillance plus stricte de la cryptographie dans deux directions, alors qu'un responsable de la Banque de France a appelé à des limites plus strictes sur les pièces stables hors euro dans le cadre de la réglementation des marchés de crypto-actifs (MiCA) de l'Union européenne, et les législateurs de Paris ont avancé une exigence de déclaration distincte pour certains avoirs en auto-conservation.
Denis Beau, premier vice-gouverneur de la Banque de France, a prononcé un discours lors du séminaire de haut niveau EUROFI en mars, appelant l'UE à restreindre l'utilisation des pièces stables pour les paiements, en particulier celles liées aux monnaies non-euro.
Publié jeudi sur le site Internet de la Banque des règlements internationaux (BRI), il a déclaré que la Banque de France « faisait pression pour un renforcement » du MiCA à cet égard.
Par ailleurs, l'Assemblée nationale française a adopté le 7 avril une disposition dans un projet de loi antifraude qui exigerait une déclaration annuelle des portefeuilles cryptographiques auto-hébergés au-dessus d'un seuil de 5 000 euros, selon Gregory Raymond, fondateur du média local The Big Whale.
Dans l’ensemble, ces développements montrent que les décideurs politiques français durcissent leur position alors que l’Europe réfléchit à la manière de contenir le rôle croissant des pièces stables liées au dollar américain tout en renforçant la surveillance des actifs cryptographiques détenus en dehors des plateformes réglementées.
La Banque de France fait pression pour des limites MiCA plus strictes
Abordant les moyens de répondre à la domination mondiale des pièces stables indexées sur le dollar américain, qui représentent 98 % du marché des pièces stables, Beau a souligné le rôle du soutien à la monnaie symbolique de la banque centrale et à l'argent privé, ainsi qu'à une réglementation plus stricte.
Tout en faisant état des progrès réalisés dans les initiatives de tokenisation liées aux infrastructures de colonisation, telles que Pontes et Appia, le responsable a suggéré que les mesures réglementaires actuelles pourraient ne pas être suffisantes pour résoudre le problème.
Source : Denis Beau
"MiCA ne répond que partiellement aux risques posés par les changements dans le secteur, notamment en cas d'adoption généralisée de pièces stables émises par des acteurs non européens", a déclaré Beau.
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En 2025, le gouverneur de la Banque d'Italie, Fabio Panetta, a déclaré que MiCA avait un impact limité sur l'adoption de pièces stables conformes en Europe, soulignant l'euro numérique comme un outil clé pour résoudre le problème.
La France décide d'exiger la déclaration des avoirs en auto-garde
Par ailleurs, l’Assemblée nationale française a adopté le 7 avril une disposition dans un projet de loi antifraude qui obligerait les contribuables à déclarer chaque année certains avoirs cryptographiques auto-hébergés à l’administration fiscale.
La mesure s'appliquerait lorsque la juste valeur des actifs détenus dans des portefeuilles auto-hébergés dépasse 5 000 euros, bien que le projet de loi n'ait pas encore achevé le processus législatif.
Source : Grégory Raymond
Raymond a déclaré que la proposition s'est heurtée à l'opposition des législateurs et de certaines parties du gouvernement et de l'administration fiscale, qui ont exprimé des inquiétudes concernant les limites d'application et les problèmes potentiels de sécurité des données.
Ces développements surviennent alors que la communauté se prépare à se rassembler la semaine prochaine à la Paris Blockchain Week, un événement majeur de l'industrie organisé par Chain of Events. Selon les médias, le président Emmanuel Macron devrait prononcer un discours spécial lors de la conférence prévue les 15 et 16 avril au Carrousel du Louvre.
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