La nervosité du marché émerge au milieu des rapports faisant état d’une agression iranienne contre un navire américain

Les contrats à terme sur actions aux États-Unis ont chuté lundi matin suite aux affirmations des médias contrôlés par l'État iranien selon lesquelles des missiles avaient visé un navire de guerre américain opérant près du détroit d'Ormuz. Ces allégations ont immédiatement déclenché une volatilité sur les marchés avant que les responsables américains ne démentent. Les contrats liés au Dow Jones Industrial Average ont baissé d'environ 204 points, soit une baisse de 0,4%. Les contrats à terme sur le S&P 500 ont chuté de 0,2%, tandis que les contrats sur le Nasdaq 100 ont perdu 0,1%. Le S&P 500 et le Nasdaq ont atteint de nouveaux sommets historiques au cours de la séance de vendredi, complétant ainsi leur meilleure séquence de cinq semaines depuis mai 2020. Cet élan haussier a fait face à des vents contraires lundi matin alors que les préoccupations géopolitiques occupaient le devant de la scène. L’agence de presse iranienne Fars a rapporté que deux missiles ont touché une frégate américaine après que le navire aurait ignoré les avertissements concernant l’entrée dans le détroit d’Ormuz. Le commandement central américain a répondu via X, déclarant définitivement qu'aucun navire de guerre n'avait subi de dommages. 🚫 RÉCLAMATION : Les médias d'État iraniens affirment que le Corps des Gardiens de la révolution islamique iranien a frappé un navire de guerre américain avec deux missiles. ✅ VÉRITÉ : Aucun navire de la marine américaine n’a été touché. Les forces américaines soutiennent le projet Freedom et appliquent le blocus naval aux ports iraniens. pic.twitter.com/VFxovxLU6G — Commandement central américain (@CENTCOM) 4 mai 2026 Le démenti officiel a contribué à restaurer une certaine confiance du marché, même si l'incertitude persistante persistait. Les acteurs du marché se sont tournés vers les positions refuges traditionnelles, entraînant une hausse de 0,3 % de l'indice du dollar américain par rapport aux principales devises mondiales. Les rendements des bons du Trésor à 10 ans ont progressé de 4 points de base pour atteindre 4,41%, reflétant l'appétit des investisseurs pour les titres d'État à moindre risque. Les marchés pétroliers se sont montrés très sensibles à l’évolution de la situation. Les contrats à terme sur le brut Brent ont bondi de 3,4% pour atteindre 111,80 dollars le baril. Le West Texas Intermediate a augmenté de 3,5% à 105,35 $ le baril au cours des échanges matinaux. Le détroit d’Ormuz représente l’un des goulots d’étranglement maritimes les plus critiques de la planète. Environ un cinquième des réserves mondiales de pétrole transitent par ce passage étroit, ce qui fait de toute escalade militaire une préoccupation immédiate pour les négociants en énergie du monde entier. Au cours du week-end, le président Trump a annoncé que les États-Unis commenceraient des opérations d’escorte navale pour les navires commerciaux bloqués dans la voie navigable contestée. L’initiative a été baptisée « Projet Liberté ». Le président a averti via les réseaux sociaux que toute tentative visant à perturber l’opération se heurterait à des réponses « énergiques ». Les responsables iraniens ont riposté avec leurs propres menaces contre les ressources navales américaines dans les eaux régionales. L’escalade des discours entre Washington et Téhéran a accru la probabilité d’un engagement militaire direct et a maintenu la pression sur les bourses tout au long de la matinée. Sur le front des bénéfices des entreprises, plusieurs sociétés notables devraient publier leurs résultats trimestriels cette semaine. Les rapports sur le secteur technologique proviendront des sociétés de semi-conducteurs Lattice Semiconductor, Advanced Micro Devices et Arm Holdings. Palantir et Paramount Skydance devraient également annoncer leurs résultats dans les prochains jours. Vendredi apportera le rapport sur la situation de l'emploi d'avril du Bureau of Labor Statistics. Les prévisionnistes économiques prévoient que seulement 60 000 nouveaux postes ont été créés au cours du mois, ce qui représente une décélération significative par rapport aux 178 000 ajouts du mois de mars. Le taux de chômage devrait rester inchangé à 4,3 %. Le démenti rapide émis par le commandement central américain concernant les allégations de frappe iranienne s'est avéré déterminant pour empêcher de nouvelles baisses des contrats à terme au début de l'activité commerciale de lundi.