L'action Merck (MRK) bondit de 8 % grâce à de solides résultats du premier trimestre et à de meilleures perspectives pour 2026

Merck KGaA a publié mercredi des résultats du premier trimestre qui ont dépassé les attentes des analystes malgré une baisse des bénéfices d'une année sur l'autre, déclenchant une hausse de 8 % du cours de l'action à des niveaux jamais vus depuis deux mois. Merck & Co., Inc., MRK Le géant allemand de l'industrie pharmaceutique et chimique a déclaré un bénéfice net trimestriel de 669 millions d'euros, soit une baisse de 9,4 % par rapport à la période de l'année précédente, se traduisant par 2,11 euros par action, soit confortablement au-dessus du consensus des analystes de 1,99 €. Le chiffre d'affaires s'est élevé à 5,13 milliards d'euros, en baisse de 2,8 % sur un an, mais dépassant légèrement l'estimation de 5,09 milliards d'euros. Les fluctuations des devises ont pesé sur la performance du chiffre d'affaires, même si la dynamique des activités principales s'est révélée plus résiliente que prévu. Bénéfice Merck KGaA T1 26 : -Ventes nettes : 5,13 milliards d'euros (est 5,08 milliards d'euros) – EBITDA ajusté : 1,53 milliard d'euros (est 1,46 milliard d'euros)– BPA ajusté : 2,11 euros (est 1,95 €) - voit des ventes nettes pour l'exercice : 20,4 milliards d'euros à 21,4 milliards d'euros (est 20,89 milliards d'euros) - voit l'EBITDA ajusté pour l'exercice : 5,7 milliards d'euros à 6,1 milliards d'euros (est 5,84 milliards d'euros) – Voir BPA ajusté pour l'exercice : 7,30 € à 8,20 €, scie… — First Squawk (@FirstSquawk) 13 mai 2026 L'enthousiasme des investisseurs a été particulièrement motivé par la décision de l'entreprise d'augmenter ses projections financières pour l'ensemble de l'année 2026. La direction prévoit désormais un EBITDA ajusté compris entre 5,7 et 6,1 milliards d'euros pour 2026, ce qui représente une révision à la hausse par rapport aux prévisions précédemment communiquées de 5,5 à 6,0 milliards d'euros. Les attentes en matière de revenus ont été établies entre 20,4 et 21,4 milliards d'euros. La prévision de croissance organique des ventes a également été améliorée dans une fourchette de 0 à 3 %, en hausse par rapport à la prévision précédente de -1 à 2 %. La business unit Electronique est ressortie comme la plus performante du trimestre. Le fort appétit pour les matériaux spécialisés utilisés dans la fabrication de semi-conducteurs de pointe, en particulier ceux prenant en charge l’infrastructure d’IA et les applications de calcul haute performance, a alimenté une forte expansion. Même si cette dynamique n’est pas entièrement nouvelle pour Merck, le boom actuel des semi-conducteurs, alimenté par l’IA, continue de servir de puissant catalyseur de croissance pour ce segment. L'EBITDA ajusté du premier trimestre a atteint 1,53 milliard d'euros, soit une légère baisse de 0,3 %, tout en dépassant largement le consensus des analystes de 1,46 milliard d'euros. La business unit Life Science a également affiché des résultats supérieurs aux attentes. Le chiffre d'affaires corrigé des effets de change a augmenté de 8,3 %, en partie attribué à l'établissement d'un nouveau centre de distribution par un client et à la constitution de réserves de stocks par d'autres clients dans un contexte d'incertitudes liées à la chaîne d'approvisionnement liées au conflit iranien. Merck avait précédemment indiqué que les revenus américains de Mavenclad, son traitement contre la sclérose en plaques, seraient soumis à des pressions à partir de mars suite à l'arrivée d'alternatives génériques. Ce calendrier est désormais reporté au mois de mai, offrant à la division des semaines supplémentaires de ventes à des prix plus élevés. Pour compenser l'éventuelle érosion des revenus de Mavenclad, Merck mise sur les traitements spécialisés contre le cancer obtenus grâce à son acquisition de SpringWorks Therapeutics pour 3,9 milliards de dollars finalisée l'année dernière. L'analyste de Morgan Stanley, Thibault Boutherin, a indiqué qu'il s'attend à une surperformance de Merck après le rythme trimestriel, notant que les implications pour l'ensemble de l'année, y compris les effets de change favorables, laissent entrevoir une hausse d'environ 1 % par rapport aux projections consensuelles d'EBITDA et de bénéfice par action. Ces résultats représentent également un début encourageant pour le nouveau PDG Kai Beckmann, qui a été promu au poste précédent de direction de la division électronique au début du mois. Les prévisions de bénéfice organique par action ont été révisées à la hausse, passant de 7,50 à 8,20 € par rapport à la fourchette précédente de 7,10 à 8,00 €, tandis que les attentes de croissance organique de l'EBITDA se sont améliorées à -2 % à 2 % par rapport aux perspectives précédentes de -4 % à 1 %.