Les régulateurs sont confrontés à des appels renouvelés en faveur de conseils sur les actifs numériques alors qu'Ethereum envisage des fonctionnalités améliorées d'anonymat des utilisateurs.

Une coalition de 36 entités de premier plan, dont Aptos Labs, Chainlink et Uniswap, dirigée par le DeFi Education Fund, a soumis une pétition à la Securities and Exchange Commission, exhortant l'agence à formaliser ses récentes orientations sur les interfaces DeFi par le biais d'un processus d'élaboration de règles de notification et de commentaires. Ce développement coïncide avec l'introduction d'un projet de proposition, EIP-8182, par le développeur d'Ethereum Tom Lehman, qui cherche à intégrer les transferts privés natifs dans le protocole Ethereum. Ces événements sont sur le point d'avoir un impact significatif sur le rythme d'élaboration des règles de la SEC en ce qui concerne le paysage cryptographique en évolution rapide.
Les directives de la SEC du 13 avril avaient dispensé certains opérateurs d'interfaces DeFi de s'enregistrer en tant que courtiers, à condition qu'ils permettent aux utilisateurs de garder le contrôle de leurs fonds. Cette exonération permet à ces opérateurs d'interface de percevoir une rémunération basée sur les transactions sans être soumis aux exigences d'enregistrement des courtiers-négociants. Toutefois, étant donné que ces orientations ne constituent qu'une déclaration provisoire des services de la Commission, elles devraient être retirées après cinq ans, à moins que la Commission ne prenne d'autres mesures.
Le DeFi Education Fund et ses cosignataires, parmi lesquels a16z crypto, Paradigm et Phantom, plaident en faveur d'une réglementation formelle pour consolider la position de la SEC et empêcher d'éventuelles inversions par de futures commissions. Ils préviennent que l’incertitude réglementaire pourrait entraver le développement de la blockchain et limiter l’accès au marché pour les investisseurs. L'urgence d'établir des règles formelles est soulignée par l'expérience des relations avec la SEC sous la direction précédente, notamment sous le mandat de Gary Gensler.
Dans le même temps, l'intégration proposée des transferts privés dans Ethereum, comme indiqué dans l'EIP-8182, pourrait potentiellement compliquer les orientations actuelles de la SEC. Si elle est adoptée, cette proposition introduirait un pool protégé partagé en tant que contrat système, utilisant une vérification par preuve sans connaissance. Ce développement s'appuierait sur les suggestions antérieures du co-fondateur d'Ethereum, Vitalik Buterin, qui a proposé en avril 2025 l'intégration d'outils de confidentialité, tels que Railgun, dans les portefeuilles. Le pool proposé fonctionnerait sans clé d'administrateur, jeton de gouvernance ou mécanisme de mise à niveau en chaîne, évoluant plutôt via le processus hard fork d'Ethereum.
Alors que le réseau Ethereum examine cette proposition, elle soulève des questions importantes sur les implications de la confidentialité au niveau du protocole natif sur la catégorisation des interfaces non dépositaires. L’introduction d’un pool protégé pourrait rendre plus difficile pour les régulateurs la définition des limites entre courtiers et négociants pour les portefeuilles frontaux qui offrent des envois privés par défaut. En fin de compte, ces développements mettent en évidence l’interaction complexe entre les cadres réglementaires et l’écosystème cryptographique en évolution rapide.